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Félix
Leclerc est le sixième d'une famille de onze
enfants. Il connaît une enfance heureuse.
Tandis que sa mère lui transmet l'art de
vivre et le goût de la musique, il
découvre avec son père le monde des
bûcherons et des draveurs. Félix
Leclerc fait ses études au Juniorat du
Sacré-Coeur à Ottawa, puis à
l'Université d'Ottawa en belles-lettres et
rhétorique. Faute d'argent, il doit
interrompre ses études durant la crise
économique. Il devient annonceur de radio
à Québec, en 1934, et à
Trois-Rivières, en 1938. De 1939 à
1945, il est comédien à Radio-Canada
(Vie de famille, Un homme et son
péché). Membre des Compagnons de
Saint-Laurent, il écrit des émissions
radiophoniques, intitulées Je me souviens,
dont la plupart des textes se retrouvent en 1943 et
en 1944 dans une trilogie : Adagio, Allegro et
Andante. C'est en 1939 qu'il interprète sa
première chanson Notre sentier sur les ondes
de Radio-Canada. En 1948, il fonde une troupe de
théâtre qui se produit en public
à travers le Québec.
Le 29
décembre 1950, il fait ses débuts
comme chansonnier au théâtre de l'ABC
à Paris ; c'est un triomphe immédiat.
Il reçoit en 1951, en 1958 et en 1973 le
grand prix du disque de l'Académie
Charles-Cros (la plus haute récompense pour
un chanteur en France). Plusieurs années
plus tard, il s'installe à Vaudreuil, puis
à l'Île d'Orléans, où il
continue d'écrire et de publier. Parmi ses
plus grands succès de la chanson figurent :
Moi, mes souliers ; Bozo et Le train du Nord. Il
est à la fois poète, conteur, auteur
et chansonnier. Félix Leclerc est
considéré comme le père de la
chanson québécoise. Il est le
pionnier de la chanson canadienne d'expression
française. C'est lui qui a mis le
Québec sur la carte culturelle du monde
francophone. Il reçoit plusieurs mentions
honorifiques : le prix Calixa-Lavallée de la
Société Saint-Jean-Baptiste de
Montréal et la médaille Bene Merenti
de Patria en 1975. En 1976, il mérite le
diplôme d'honneur de la Conférence
canadienne des arts. En 1977, pour l'ensemble de
son uvre théâtrale, le
gouvernement du Québec lui remet le prix
Denise-Pelletier. En 1979, l'ADISQ emprunte son
prénom « Félix » pour
titrer ses trophées. Il est investi officier
de l'Ordre du Canada (1971), il est reçu
grand officier de l'Ordre national du Québec
(1985) et est fait chevalier de la Légion
d'honneur française (1986).
Le 18
août 1988, Félix Leclerc meurt
à l'Île d'Orléans ; le
Québec est en deuil. « Félix a
donné au Québec une identité
qui lui est propre, une présence
internationale que personne encore, chez nous,
n'est parvenu à égaler de
manière aussi éclatante et subtile...
» (Carol Néron, Quotidien de
Chicoutimi).
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