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Max Gros-Louis
fréquente l'école amérindienne
du village de la première à la
quatrième année et l'Académie
de Loretteville jusqu'en neuvième
année. Par la suite, il suit des cours
d'anglais par cor-respondance et se
spécialise en droit autochtone et ses
composantes, telles que la Loi sur les Indiens, la
Constitution, le Statut du Québec et les
traités. Depuis sa prime jeunesse, Max
Gros-Louis est un chasseur, un pêcheur et un
trappeur émérite. Il exerce divers
métiers reliés au domaine de
l'artisanat amérindien et de la vente au
détail. Pendant une dizaine d'années,
il est vice-président de l'Association
professionnelle des artisans du Québec. De
1964 à 1984, il est nommé grand chef
de la nation Huronne-Wendat. En 1984, il se retire
de la vie politique. Ce repos est de courte
durée : en 1987, il revient à la vie
politique et en 1994, il est réélu
grand chef de la nation.
Max Gros-Louis est surtout
connu pour ses engagements comme fondateur et
dirigeant d'organismes voués à la
culture et aux droits amérindiens : il est
tour à tour membre fondateur,
vice-président et
secrétaire-trésorier de l'Association
des Indiens du Québec de 1965 à 1976
; secrétaire du Conseil consultatif indien
pendant cinq ans ; directeur du Conseil
international indien (World Assembly of First
Nations) pendant trois ans. Il exerce
également les fonctions de
représentant des Indiens du Québec
pour les conférences constitutionnelles
canadiennes sur le droit des Autochtones en 1983 et
1987, d'administrateur du Programme de
développement économique des
Autochtones et de membre du Conseil sur le
multiculturalisme. Directeur et vice-chef de
l'Assemblée des Premières Nations du
Canada pendant dix ans, il est aussi
représentant des nations Abénaquis et
Huronne-Wendat ainsi que membre de divers
comités nationaux de l'Association des
Premières Nations.
Au cours de cette fructueuse
carrière, Max Gros-Louis reçoit de
nombreux prix et mérites et il
préside plusieurs événements
politiques, culturels et sportifs. En 1986, il est
nommé académicien diplomatique de la
paix par l'Organisation mondiale de la presse
diplomatique pour ses activités et son
dévouement. En 1989, il reçoit la
médaille d'or du Mérite et du
dévouement français pour les services
exceptionnels rendus à la
collectivité humaine. Deux ans plus tard, il
est reçu chevalier de l'Ordre national du
mérite de France. En 1992, il est
invité d'honneur pour le lancement, à
Laflèche en France, des fêtes du 350e
anniversaire du départ des fondateurs de
Montréal. Max Gros-Louis participe à
de nombreuses émissions d'affaires publiques
et culturelles qui l'amènent à
rencontrer des personnalités telles que
Charles de Gaule et Jacques Chirac. Il a
prononcé des conférences devant
plusieurs groupes universitaires tant au Canada
qu'à l'étranger et est reconnu comme
sage par de nombreuses nations autochtones du
Canada. Max Gros-Louis a contribué durant
toute sa vie au développement de la culture
et des droits autochtones et à leur
reconnaissance internationale.
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