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C'est dans la cour
arrière avec ses frères et son
père qu'il apprend à jouer au hockey.
Dès son plus jeune âge, Maurice
Richard veut jouer pour le Canadien de
Montréal. Son père lui apprend
à ne jamais abandonner et l'encourage
à persévérer. Pour
réaliser son rêve, Maurice joue pour
plusieurs équipes à la fois. Il
commence avec l'équipe de l'école
François De Laval, qu'il fréquente.
Entre 1937 et 1939, il joue pour le Paquette de la
ligue du Parc Lafontaine et pour l'équipe de
son quartier. Le jour, il étudie à
l'École technique de Montréal et le
soir, il chausse ses patins pour disputer un match
de hockey. Très vite, ce sport prend le
dessus sur ses études. Maurice
s'entraîne très fort et joue pour cinq
équipes à la fois. Avec
l'équipe du Paquette du Parc Lafontaine, il
a compté 133 des 145 buts de l'équipe
; il est vite repéré par les
dépisteurs d'une équipe junior : les
Leafs de Verdun. L'année suivante, il se
retrouve avec le Canadien Senior de la Ligue
provinciale. Pendant les deux premières
années, de nombreuses blessures
l'empêchent de jouer. Malgré tout, en
1942, il est recruté par le Canadien de
Montréal : son rêve se réalise.
À son premier match, après avoir
participé à un but, une fracture met
fin à sa saison. Dans le milieu, on commence
à se demander s'il n'est pas trop fragile
pour jouer au hockey professionnel. Maurice est
piqué au vif. L'année suivante, il
revient en force et aide son équipe à
remporter la coupe Stanley. C'est le début
d'une légende.
Il a joué pendant 18
ans dans la Ligue nationale. Il a gagné 8
coupes Stanley, il a marqué en une seule
partie, 3 fois 4 buts, 33 fois 3 buts et 107 fois 2
buts. Il est le premier joueur à marquer 50
buts en 50 parties. Il est en nomination à
14 reprises pour l'équipe d'étoiles.
Il a marqué 626 buts et obtenu 465
assistances en 1 111 parties. Encore aujourd'hui,
il figure parmi les dix meilleurs compteurs de la
Ligue nationale de hockey.
Maurice Richard est bien plus
qu'un joueur de hockey : il est un héros
national pour les Canadiens français. Les
gens s'identifient à lui ; il est un des
leurs. En mars 1955, le président de la
Ligue nationale de hockey, Clarence Campbell, le
suspend à la suite d'une bagarre. Ceci met
fin aux espoirs du « Rocket » de
remporter le championnat des marqueurs, mais
surtout de participer aux séries
éliminatoires. Ses partisans se
lèvent et crient à l'injustice face
à la décision
considérée discriminatoire prise par
les dirigeants de la Ligue nationale. Le 17 mars,
durant la première partie de la série
Canadien-Red Wings, l'émeute éclate.
Campbell, présent au match, est
conspué, des vitrines sont brisées,
des magasins saccagés et des voitures
renversées.
Le 15 septembre 1960, Maurice
« Rocket » Richard annonce sa retraite.
Le célèbre numéro 9 du
Canadien est détenteur de nombreux
trophées, entre autres les trophées
Hart et Lou Marsh ; son nom est inscrit au Temple
de la renommée depuis 1972. Il est officier
de l'Ordre du Canada depuis 1961 et a
été nommé officier de l'Ordre
national du Québec en 1985.
Depuis sa retraite, il est
toujours aussi populaire auprès des foules
qui l'acclamaient et de ses nouveaux adeptes ; il
voyage à travers le Canada pour promouvoir
le hockey comme discipline chez les jeunes.
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