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Sa mère est originaire
de Chicoutimi et son père, de l'Acadie. Il
passe toute son enfance et son adolescence à
Moncton au Nouveau-Brunswick. Il étudie la
médecine à l'Université Laval.
Il obtient une licence en droit public à
l'Université de Montréal en 1970, une
licence d'études supérieures en droit
public de l'Université de Nice en 1972 et,
en 1978, un diplôme en common law de
l'Université d'Ottawa. Il devient membre des
barreaux du Nouveau-Brunswick, de l'Alberta et de
l'Ontario en 1980, 1985 et 1986
respectivement.
Il commence sa
carrière en 1970 comme traducteur juridique
pour le gouvernement du Nouveau-Brunswick. Trois
ans plus tard, il est nommé
secrétaire général de la
Société des Acadiens du
Nouveau-Brunswick, poste qu'il occupera pendant un
an, avant de devenir successivement adjoint
administratif, directeur des agences, puis
vice-président et directeur du marketing
pour Assomption, compagnie mutuelle
d'assurance-vie. En 1978, il s'intègre au
corps professoral de l'École de droit de
l'Université de Moncton et accepte le poste
de doyen en 1980. Il occupe, par la suite, un poste
important à la direction
générale de la promotion des langues
officielles au Secrétariat d'État du
Canada. En 1984, il devient doyen associé
pour la section du common law à la
Faculté de droit de l'Université
d'Ottawa et, de 1987 à 1989, il pratique le
droit à Ottawa. De 1989 à 1994, il
occupe les fonctions de président et
directeur général de l'Assomption-vie
de Moncton. Il est ensuite nommé à la
Cour d'appel du Nouveau-Brunswick, en mars 1995. Il
travaille en particulier dans les domaines du droit
constitutionnel, du droit administratif, et surtout
dans le domaine du droit scolaire.
Il a mené un dur
combat pour faire reconnaître les droits des
minorités francophones à travers le
pays : les droits scolaires et linguistiques,
l'accès aux tribunaux dans la langue de la
minorité, par exemple. Fervent militant au
sein de la Fédération des
communautés francophones et acadiennes, il a
été un des artisans du statut
bilingue du Nouveau-Brunswick, mais c'est la cause
Mahé, qu'il a pilotée devant la Cour
suprême du Canada et qui portait sur le droit
des francophones à gérer leurs
écoles, qui lui attire la plus grande
admiration. En 1993, sa contribution a
été soulignée par
l'Association des juristes d'expression
française du Nouveau-Brunswick. On lui a
aussi décerné la médaille du
125e anniversaire du Canada et il a
été nommé membre de l'Ordre
des francophones d'Amérique, en 1981, par le
gouvernement du Québec.
Le 1er octobre 1997, la
ministre de la Justice et procureur
général du Canada, madame Anne
McLellan, annonce la nomination à la Cour
suprême du Canada de M. le juge J.E. Michel
Bastarache, de Fredericton, juge d'appel à
la cour du Nouveau-Brunswick. Sa maîtrise des
deux grands systèmes de droit privé
et de droit civil et common law, et sa lutte pour
la défense des droits des minorités
francophones du Canada, sont
récompensées.
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